Balade de Autoire à Loubressac :

Gouffre de Padirac Pour s'y rendre : De St Céré, prendre direction Gramat (D673). Prendre ensuite la D30 vers Loubressac (7Km). Prendre enfin la D118. Départ de Loubressac.

Gouffre de Padirac
Le Circuit : Départ de la place du village (Hôtel). Passer derrière le monument aux morts, vers la gauche - A l'angle du cimetière, tourner à droite - A la sortie de Loubressac, tourner à droite (ruelle entre murets de pierre) - Aller tout droit - tourner à droite (chemin blanc) - vous rejoignez une route, aller tout droit - tourner d'abord à gauche puis tout de suite à droite direction "Le Roquet" 2,1 Km - quitter la route et prendre à droite le GR52 - tout droit - tout droit (on traverse la D14) - tout droit - après le Km 2,8 prendre à droite - tourner à gauche - descendre à droite vers le gouffre de Padirac - soit arrêt au gouffre soit continuer tracé du GR52 - prendre 3 fois tout droit - traverser une route (la continuité est légèrement sur la gauche) - En descente on arrive sur une route, tourner à droite - dans la descente sur route, prendre le sentier sur la gauche Km 10,2 - Carrefour : aller tout droit vers belvédère du cirque d'Autoire - prendre légèrement à gauche vers "Siran : la cascade" - suivre à droite "Loubressac 1h15" - tourner à droite (route) - tout droit puis tourner à droite sur un sentier entre murets - descendre sur la gauche - on arrive sur un meilleur sentier le long d'une falaise, tourner à gauche - descendre en épingle à droite (balisage carré jaune et orange) - Arrivée sur route, prendre à droite vers Dardes - quitter la route et prendre à gauche vers Autoire - monter au centre du village, prendre la D135 en épingle à gauche pour retourner au véhicule - FIN
Remarques : environs 15 Km, technique mais peu physique - dénivelé +200 m
Cartes IGN 2236 Ouest - 2136 Est.



 

Entre Loubressac et Autoire

   Loubressac, petit bourg fortifié sur son éperon rocheux et Autoire, village de charme de la vallée de la Bave sont reliés par un sentier pittoresque. A parcourir à pied, tous sens en éveil.






Départ
: Village de Loubressac à proximité de Saint -Céré
Durée : 3h
Balisage : orange et GR 652 (rouge et blanc)
Equipement : chaussures de marche et appareil photo obligatoire
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Le Circuit
Face à l'église de Loubressac, prendre à droite et sortir du village par une arcade. Suivre la route qui domine la vallée de la Bave.
Passer devant une ferme appelée Bolivaria sur la droite. Cent mètres plus loin, on parvient à un carrefour. Prendre tout droit le chemin caillouteux (balisage orange) en évitant le GR 652 (le chemin de retour de ce circuit). Après une montée, le chemin descend jusqu'au village d'Autoire et offre l'un des meilleurs points de vue sur cet ancien lieu de villégiature des nobles de Saint Céré.
Arrivé à un croisement de routes, prendre tout droit en suivant le balisage jaune et bleu. Traverser le village
puis prendre à la sortie une petite route à droite, direction "Le Paradou"
Après Le Paradou, au pied d'un raidillon, possibilité de prendre la variante du GR 652 en direction du cirque d'Autoire et d'une cascade qui tombe de trente mètres (vue imprenable sur le vallon, le cirque et le village d'Autoire). Après ce détour de 400 mètres, revenir au point de départ et prendre à gauche le GR 652 qui grimpe sur le plateau.
Arrivé au plateau, possibilité de prendre à droite la variante du GR 652 direction le château des Anglais.
De retour du château des Anglais, emprunter de nouveau le GR en direction du hameau de Siran.
A l'entrée de Siran, suivre le GR 652 le long d'une petite route qui mène à un point de vue sur une cascade puis sur Loubressac.
Quitter la route en poursuivant le GR. Une fourche permet d'emprunter à gauche une variante du GR qui mène à un dolmen 200 mètres plus loin. Après un virage à droite, ce chemin retrouve le GR 652. Poursuivre à gauche pour revenir à Loubressac.

Les étapes de charme
Loubressac :
Ce village vaut autant par ses ruelles aux vieilles maisons de pierres ocres, que par le panorama exceptionnel que l'on découvre depuis l'éperon sur lequel il est perché. Celui-ci embrasse la vallée de la Bave et celle de la Dordogne, les châteaux de Castelnau et de Montal, les Tours Saint Laurent à Saint Céré, ainsi que les contreforts du Massif Central. Un petit château, construit au XVè siècle et remanié au XVIIè, situé à l'extrémité de l'éperon, domine ce paysage (ne se visite pas). Ne pas manquer d'admirer le village par ses deux entrées.
Autoire :
Au fond d'une large vallée fertile, dominé par les falaises du rebord du causse de Gramat, ce petit village hors du temps séduit par ses maisons à colombage, ses demeures ornées de tourelles, ses toitures à quatre pentes et tuiles plates typiques de la région, ses granges de pierres ocres et violacées aux toits ornés de lucarnes. A côté de l'église, le manoir orné de multiples tours et tourelles vaut le coup œil. L'architecture est d'une grande richesse et d'une grande homogénéité et les rues et les jardins sont abondamment fleuris.
Château des Anglais :
Une fortification datant de la guerre de cent ans accrochée à la falaise dominant le vallon d'Autoire.

E.D.

 


 

Circuit de la Cascade et du Gouffre de Padirac

Loubressac (CT)


Loubresac et Autoire sont deux beaux villages médiévaux dont la Dordogne a le secret. Ce circuit vous propose de les relier via le célèbre gouffre de Padirac, authentique cathédrale souterraine, le château des Anglais et la cascade d’Autoire. Ici, le mot pittoresque (étymologiquement “ à la manière des peintres ”) prend tout son sens : la beauté, le charme, l’insolite captent l’attention, suscitent l’émotion… On a envie de les retenir et de les peindre… Contentons-nous d’abord de marcher et de goûter à ce si bon “ pays ” !

Distance : 15 km
Durée : 4 h 30
Départ : Loubressac
Balisage : Balisage jaune et partie GR 652 en rouge et blanc
Difficulté : Rando pour tous
Altitude maximum : 400 m


1 h 15 min. : De Siran à Loubressac.
Le GR traverse Siran, puis file vers Loubressac par le dolmen d'Horaste. Je préfère emprunter, sur la crête ultime du causse, l'étroit sentier balisé d'orange ou de brun qui rejoindra le GR près de la ferme Bolivaria. Je marche sur les dalles calcaires, à un mètre à peine du vide. Un faucon pèlerin plonge. Un lézard vert prend le soleil. J'identifie, sur la pelouse sèche, des chardons laiteux rose pâle et des catananches bleues qui ont l'air de papier. Criquets. Sauterelles. J'ai admiré ici, au printemps, des cortèges d'orchidées sauvages. L'orchis bouc, au parfum de musc, expose ses longs labelles spiralés grenat. L'ophrys abeille, aux sépales roses, exhibe une imitation d'abdomen velu. Je songe à l'orchis bouffon, violet comme un évêque ; ou au frêle ophrys mouche, dont chaque fleur porte des « antennes », un « thorax » bleu et des « ailes » pourpres. Parfum puissant des chênes. Divers passereaux pioupioutent. Des papillons vulcains, belles-dames et tabacs d'Espagne palpitent, en compagnie d'un flambé et d'un colias jaune à pois roses. Un geai craille lorsque je rejoins le GR, puis la petite route qui mène à la ferme Bolivaria et au village de Loubressac.

1 h 15 min. : De Loubressac au gouffre de Padirac.
Loubressac : un nid d'aigle sur un promontoire, au-dessus des vallées réunies de la Bave et de la Dordogne. Panneau : « GR 652. Gouffre de Padirac, 5 km. » Il n'y a plus qu'à marcher, au bonheur de la caillasse et de l'herbe courte. Entre deux murets de pierres sèches, le chemin exalte l'alliance séculaire de l'homme et du causse. Un lièvre détale. Une perdrix rouge se piète. Je lâche mon esprit entre les chênes blancs, les genévriers, les érables et les prunelliers. D'autres orchidées m'ont convié, naguère, sur ce fragment de Quercy. L'ophrys araignée, au labelle brun et velu, signé d'un H d'argent cabalistique. L'ophrys bécasse, qui porte un message en écriture inconnue. L'orchis casque pourpre-noir et rose. L'acéras homme-pendu aux labelles suppliciés... Je pense au rare orchis singe, avec ses bras et ses jambes grêles, et son corps rose. Et au divin limodore mauve comme les lèvres romantiques et malades de la Dame aux Camélias. Une couleuvre vert et jaune ondule. Je coupe la départementale 14. A la Croix Hélène, un calvaire porte une inscription : « A la mémoire d'Hélène Combely, morte martyre en ce lieu, en 1844. » Qui fut cette femme ? Quel « martyre » subit-elle, en une année sans guerre de religion ni émeute ? Plusieurs pas encore sur le causse (ne comptons plus !), j'aperçois le parc à voitures. Le site de Padirac. En été, Luna Park. L'hiver, un désert. Je m'accoude à la balustrade. Le gouffre bée devant mes pieds. Enorme. D'un diamètre de 100 mètres et d'une profondeur de 75. A la vérité, insondable comme un rêve. Je me remémore la légende qui explique sa création. Un jour, le Diable défia saint Martin. « Je vais, dit le Malin, creuser un trou tellement large que jamais tu ne le franchiras sur le dos de ta mule. » « Si je saute, repartit le saint, tu libères les âmes que tu a volées, et tu disparais ! » Le gouffre est creusé, la mule prend son élan et bondit, son cavalier sur le dos. Le Diable fulmine, perd sa moisson d'âmes et plonge dans l'aven. Preuve que c'est une porte de l'Enfer.

Photo : Julien Frebet - Bios

 

1 h 15 min. : De Padirac à Siran.
Je contemple longuement le puits, dont les parois de calcaire gris, aux reflets bleus et beiges, se constellent de buissons en bonsaïs. Je repars sur le causse. Je veux boucler la boucle vers Siran. La piste de terre, que m'indique une pie-grièche, file au sud-est, entre deux murs de pierres. Balisée de points jaunes ou de traits bleus délavés. Le bruit de mes souliers sur les cailloux s'accorde à celui de mon coeur. La lumière vibre dans les lointains gris-bleu. Les buissons dispensent leurs teintes gris-vert, gris-jaune ou vert acide, et sont hantés de mésanges, de linottes et de grives. Un gouffre à deux pas de la piste : pour l'instant, une simple fissure ; demain, peut-être, un autre Padirac... Je traverse derechef la départementale 14. Je continue sur le chemin de terre ocre rouge, entre un menhir gaulois et une pierre levée plus récente, qui honore les parachutages américains de 1944, à l'intention de la Résistance. J'avance dans la tonique odeur des tanins. Les chênes blancs nourrissent par leurs racines ­ et en tirent bénéfice, selon les lois de la symbiose ­ la truffe du Périgord. La noire. Melanosporum. La plus précieuse. La plus goûteuse. Je songe à l'unité de cette terre, dans laquelle le calcaire entretient l'arbre qui alimente le champignon souterrain ; tandis que l'orchidée sauvage ressemble aux concrétions grenat, roses ou bleues du gouffre qu'elle domine. Cousinages, rapports de géométrie, similitudes de teintes, homothéties, décalquages, relations incompréhensibles à l'homme... Je rejoins le calvaire. Direction : Siran. Un bout de route à droite, puis la piste à gauche. Le hameau se dévoile, au bord de la falaise. Balcon sublime sur le cirque et la cascade d'Autoire.

Dans le secret du gouffre
Gouffres et grottes en Quercy et Périgord... Peu de régions de France en possèdent autant. Pourquoi ne pas visiter Padirac ? On achète son billet et on plonge dans le mystère. Après la galerie de la Source, on vogue en barque sur la rivière Plate. A 103 mètres sous la surface, l'eau scintille, pure et froide (10, 5°C, température constante), hantée de crevettes cavernicoles. On admire les concrétions, les tentures, les stalactites et les stalagmites ocre, blanc, noir, rouge, brun ou crème. On détaille les « excentriques », les « piles d'assiettes », les « méduses ». Le bateau avance vers le lac de la Pluie, que domine la Grande Pendeloque. La visite continue à pied, par le Pas du Crocodile, vers le Grand Pilier et la salle des Grands Gours ­ ces mares limpides séparées par de frêles barrages de calcaire. Après la cascade, on accède au lac Supérieur, puis à la salle du Grand Dôme, où la voûte culmine à 94 mètres. Impression ­ forcément ­ d'être dans un temple ou une cathédrale.

Yves Paccalet

Photos : Bringard Denis - Bios / Stephen Kraseman - Jacana